Sankalpa

Bonjour,

Je voulais vous partager un texte de Francois Roux qui m’a inspiré, pour aborder ce que nous vivons aujourd’hui, « L’ombre et la lumière se partagent ta vie. L’espoir valse avec le désespoir. La peine et la joie se coursent à travers les jours. C’est ainsi, vivre. Et c’est ainsi qu’il faut prendre la vie, dans le droit fil de ses hauts et de ses bas. Ne cherche en aucun cas à supprimer l’une des polarités. Sinon, comme dans une ampoule électrique, le courant ne passe plus. En tout état de cause tu n’es pas cette ampoule. Tu as même la liberté d’allumer ou d’éteindre, consciemment. Avancer vers le divin, c’est cultiver précieusement cette conscience libre. Souffrir tu le sais, c’est t’identifier. Lorsque tu décides de t’arrêter, d’écouter, d’observer, ce qui t’affecte s’éloigne. En toi existe une zone d’invincibilité. Ton for intérieur est bien plus fort que tu ne le crois. Mais tu le fréquentes si peu que les toiles d’araignée s’y sont mises. Et la poussière peu à peu, se dépose sur le miroir de ta conscience. Puisque ta vie se déroule entre ta naissance et ta mort, apprends à gouter également les mille naissances et les mille morts qui la tissent " Les mille naissances et les mille morts. Tisser notre vie, en ne perdant pas le fil de l’émerveillement quotidien. Apprendre à ponctuer ça vie, de ces mille et une petites choses qui nous invitent à conjuguer avec le présent. Le présent est réel, le passé n’existe plus, l’avenir n’existe pas encore. Seul existe le présent. Car le temps, chose toute relative d’ailleurs, nous amène dans une humilité profonde, de ce qui est possible et qui ne l’est plus. C’est alors faire le choix conscient de poser un regard neuf, pour redécouvrir nos espaces intérieurs, comme autant de territoire inconnu. Henry Thoreau disait justement « Diriges ton regard vers l’intérieur et tu trouveras des milliers de régions encore inexplorées. Découvre les et deviens expert en cosmographie personnelle » Cependant poser un regard neuf, nous est parfois impossible. Trouver la beauté de la vie, dans une société en crise devient presque de l’ordre d’une utopie. Mais il me semble que la relativité est de mise. Tout n’est jamais tout noir, ou tout blanc, comme le montre si bien le texte, la souffrance fait partie de la même pièce que la joie. Alors le yoga, nous invite dans l’action, pour prendre la voie du milieu, et transformer notre être. J’aime l’image d’un verre remplis à moitié d’eau, est-il à moitié pleins ou à moitié vide. Réfléchissez à cette image. Le niveau de l’eau ne change pas, nous ne pouvons avoir aucun action sur lui. Mais comment alors percevons nous qu’il est à moitié vide ou à moitié plein. En yoga, une pratique est dessinée avec une intention que le professeur veux amener. Cette intention fait partie de la responsabilité du professeur pour donner une couleur à la pratique. Cette couleur est choisie au regard de l’état dans lequel vous êtes, du moment de la journée où vous pratiquez, de la sensibilité qui est ressentie. Mais cette intention peut aussi être personnelle et alors on la nomme « Sankalpa » en sanskrit : « San » fait référence à une connexion et « Kalpa » signifie voeu. Le « Sankalpa » n’est pas juste une résolution. C’est une pensée quotidienne, qui devient peu à peu le fil conducteur de votre journée, de votre semaine et peut être même de votre vie. Si à nouveau nous ne perdons pas de vue que le temps est relatif. Peu à peu ce voeu intime, réalisé avec vous même devient le fil d’ariane qui nous conduit à percevoir notre quotidien différemment. Il laisse infuser une saveur, et nous pouvons alors transformer avec humour le verre d’eau en un bon thé chaud réconfortant. Je ne vais pas vous donner de « Sankalpa » tout fait, comme à l’image de ces recettes miracles qui nous illusionnent dans un changement rapide de nous même. Mais vous proposer de réfléchir, de méditer avec choix, sur la manière dont vous êtes en relation avec le monde qui vous entoure et d’expérimenter comment vous pouvez choisir en conscience un « Sankalpa » . Comme un voeu qui pousse à se relier avec soi même. Parfois il me semble que ce « Sankalpa » est ce qui nous tient intérieurement quand tout semble s’écrouler autour de nous. « Ton for intérieur est bien plus fort que tu ne le crois » nous dit Francois Roux. Le « Sankalpa » peut nous permettre de planter une graine fertile dans le terreau de notre être. Et ainsi redécouvrir avec joie, les mille naissances et les mille morts qui composent notre vie, comme autant de renaissance possible. Et pour finir avec une petite note d’humour, pensez avec simplicité que pour choisir un « Sankalpa » , il ne faut qu’un pas. Belle semaine à vous.



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