Prânâyâma - 4ème piliers.


Nous reprenons notre ascension dans les membres du yoga. Et Nous entamons cette semaine le 4ème « Anga » qui aborde la relation au souffle : le Prânâyâma.

1 - Les principes relationnels (Yama) : Relation au monde extérieur

2 - Les principes personnels (Niyama) : Relation à soi même

3 - La posture (Asana) : Relation au corps

4 - Le contrôle du souffle (Prânâyâma) : Relation au souffle

5 - Le retrait des fonctions sensorielles (Pratyàhàra) : relation aux sens

6 - La concentration (Dhàranà) : Relation à l’esprit

7 - La méditation (Dhyàna) : Relation à l’être

8 - Samadhi.


Ce travail autour du souffle est loin d’être évident. Je me souviens dans mes débuts du yoga, m’être emmêler les pinceau entre inspiration et expiration, de manquer d’air, de prendre conscience que mon souffle est court. Et puis aussi, de ne pas très bien comprendre pourquoi on ne respire qu’avec le nez.


Pourtant ce travail autour de la respiration fait partie, des 8 « anga » du yoga, et se situe juste après les postures ou asana, signifiant alors implicitement son caractére plus précieux. Car les 8 menbres connaissent un ordre sous jacent qui s’inscrit d’une découverte partant du plus grossier (la relation au monde exterieur) pour aller vers du plus subtil (méditation, et puis samadhi – relation à l’être)


La prânâyâma, se traduit ici par relation au souffle, se compose en sanskrit de deux mots : Prâna et yâma. Prâna peut se traduire ainsi par énergie de vie. Et yâma comme contrôle. Ainsi le « prânâyâma» est simplement traduit comme discipline respiratoire, ou contrôle de cet énergie de vie que l’on appel « prâna ».


Mais alors, pourquoi le yoga, met t’il autant l’accent sur le contrôle du souffle ?

Avez vous déjà remarqué comment l’esprit et le souffle étaient intimement liés ? Observer quand vous avez peur, votre enfant vous échappe et se dirige inconsciemment vers la route, alors a cet instant le souffle est coupé, nous sommes en apnés, quand nous revenons à la raison, et que nous retrouvons le trottoir, le souffle est court presque inexistant avec parfois un sentiment d’étouffement dans la poitrine. Et à l’inverse regarder votre souffle quand la joie est présente, c’est alors tout l’inverse qui se produit, nous sommes dans de long soupir, notre respiration est ample, fluide.

Car mental et souffle sont les deux facettes d’une même pièce.


Cependant cette discipline respiratoire qu’elle est t’elle ?

Claude Marechal dans la quintessence du yoga en donne une très belle définition. La discipline respiratoire dit t’il est donc définie comme « l’interruption des errances du souffle » Cela implique alors deux choses :


- la 1ere étant la suspension de la respiration ordinaire dans ce qu’elle a de troublé, d’instable et de superficiel


- La 2eme la suspension du caractère inconscient de cette respiration ordinaire.


Ainsi les errances du souffle concernent tout ce qui nous échappe dans la respiration ordinaire, si souvent liées aux émotions : le rythme, la profondeur, sa saveur, l’équilibre etc …


Ainsi la discipline du souffle se caractérise donc par une respiration paisible et consciente. Dans cette définition d’une extrême clarté et d’une grande simplicité réside la définition même du pranayama. Etre dans une attention consciente et paisible sur le souffle. Cela nous amène donc à entrevoir la possibilité d’exercer cette attention partout : en marchant dans la foret, allongé dans le lit, assis sur un fauteuil. Il suffit donc simplement que la respiration ne soit ni mécanique ni troublée.


Une upanishad, nous explique le rôle majeur joué par la respiration dans le processus d’intériorisation en nous contant l’histoire suivante : « Douze personnes se trouvaient réunies dans une pièce pour y travailler. Ces douze personnages n’étaient autres que les cinq organes d’action, les cinq organes de connaissance, le mental et l’énergie vitale. Voulant démontrer son importance dans le travail du groupe, l’œil dit : « si je sors de cette pièce vous ne pourrez plus vous concentrer ». Tous les autres le mirent au défi de troubler l’atmosphère studieuse du groupe. L’œil sortit donc, revint après quelques temps et constata que les autres étaient toujours au travail, parfaitement appliqués. Les neuf autres organes sensoriels, voulant éprouver eux aussi leur importance, quittèrent tour à tour la pièce. La concentration du groupe n’en fut jamais troublée. Puis ce fut autour du mental de sortir, mais cela non plus n’empêcha pas le groupe de poursuivre son travail. Enfin sans rien dire, l’énergie vitale (Prâna) sortit à son tour de la pièce. Aussitôt tous les organes d’action, tous les organes de connaissance, ainsi que le mental, la rappelèrent, incapables de continuer une seconde à faire quoi que ce soit sans leur compagnon »


Merci pour votre lecture.

Anaïs

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